Roger Tibbart

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Michel et la falaise mystérieuse

La grand-tante de Michel
Vit au bord de la mer
Bien sûr c’est par les Seychelles
Mais la maison a du caractère

Ici le temps est comme on dit
Un tantinet frisquet
La brave femme réside en Normandie
Dans une bicoque sans cabinet

En face de l’Aiguille creuse
Inutile de courir la gueuse
Il n’y a pas âme qui vive
A part un voilier, au loin, à la dérive

Son petit jardin potager
Juste au bout de l’allée
Après un orage, a disparu
Fini les patates et les grosses laitues

On a parlé à Germaine
De l’érosion, des problèmes climatiques
Mais la femme un peu blême
Les a accueilli à coups de trique

Roger Tibbart © Fulgurances 2017

A.B. Production

Un vendeur de citrouilles
A toujours la trouille
Qu’on lui vole ses légumes
La matin dans la brume

Tout les jours à s’faire chier
Pour vendre sur les marchés
La prestigieuse camelote
Fragile comme des biscottes

Son combi Volkswagen
Garé à la one again
Est couleur caca d’oie
Sa femme voulait çui-là

Rodrigo est portugais
Pendu au téléphone
Il explose son forfait
Pire que son fils Ramon

Ses clients ont du mal
A comprendre ce qu’il dit
A part une femme fatale
Qui sait prendre en sténo

Terminée la journée…
Direction le bistrot
Trois potes sont cramés
Imbibés de porto

Roger Tibbart ©

85 E

Allo Nabilla
J’ai perdu ton zéro six
Depuis que t’es plus là
Ma vie sent le Pastis ©

Tout l’appart
Est un désordre
Des patates
Viennent me mordre

L’herbe que je fume
Coûte de la tune
Mes yeux rouge carmin
Font peur aux voisins

Ton petit toutou
Pisse un peu partout
La moquette est jaune
ça me met en rogne

J’ai gardé ton shampoing
Tu sais, celui au jasmin
"Aller, Nabilla, Reviens ! "…
Ici, ça va pas bien…

Roger Tibbart ©